Saint-Gobain, qui avait annoncé son intention de procéder à ce rachat en mai dernier, s'était donné jusqu'à la fin de l'année pour achever les procédures d'information-consultation des instances représentatives.
Panofrance, qui distribue panneaux de menuiserie, parquets et lambris, a réalisé un chiffre d'affaires de quelque 160 millions d'euros en 2020 et emploie quelque 600 personnes dans une trentaine de points de vente.
Avec cette acquisition, dont le montant n'a pas été dévoilé, Saint-Gobain prévoit de compléter son enseigne de négoce de bois et dérivés Dispano, qui dispose de 46 points de vente et a réalisé un chiffre d'affaires de 380 millions d'euros en 2020, a indiqué le groupe dans un communiqué.
Le groupe français, qui s'est délesté récemment de sa filiale de distribution Lapeyre, a parallèlement racheté la société Brüggemann en Allemagne, spécialiste de la construction bois.
Ces activités lui permettront de "densifier sa présence territoriale sur le marché en forte croissance des systèmes constructifs en bois, légers et rapides à mettre en oeuvre", indique le communiqué.
La prochaine réglementation RE2020, qui entrera en application au 1er janvier 2022, encourage la construction-bois pour décarboner le secteur du bâtiment.
Le bois et les matériaux biosourcés constituent des éléments très importants pour la séquestration et le stockage du carbone, un mètre cube de bois stockant en moyenne un tonne de CO2.
Mais la France accusait jusqu'à présent un certain retard notamment dans le domaine des panneaux de bois préfabriqués pour lesquels il manque d'usines.
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