La multiplication des épisodes de fortes chaleurs transforme durablement les conditions de vie et d'activité dans les villes. Minéralité du bâti, concentration des activités, artificialisation des sols : autant de facteurs qui amplifient les îlots de chaleur urbains et exposent populations, services publics et acteurs économiques à des risques sanitaires et opérationnels croissants. Face à cet enjeu, le rafraîchissement des bâtiments et des espaces publics devient stratégique pour les collectivités. La climatisation individuelle, longtemps privilégiée, atteint aujourd'hui ses limites énergétiques et environnementales. Alternative collective et performante, les réseaux de froid urbains restent encore peu déployés en Europe, mais sont appelés à jouer un rôle croissant dans les stratégies locales de transition énergétique et d'adaptation climatique.