Norsk Hydro publie ses meilleurs résultats depuis son recentrage sur l'aluminium

Le norvégien Norsk Hydro a publié mardi les meilleurs résultats de son histoire en tant que producteur d'aluminium, grâce à une demande soutenue qui dope le prix du métal.

Indicateur de référence, l'excédent brut d'exploitation (EBITDA) ajusté a plus que doublé l'an dernier, à 28 milliards de couronnes (2,8 milliards d'euros) contre 13,1 milliards de couronnes en 2020.

Il s'agit là des meilleurs résultats du groupe depuis que celui-ci s'est désengagé des hydrocarbures en 2007 pour se concentrer sur la production d'aluminium et d'énergie.

Comme l'ensemble du secteur, Norsk Hydro a tiré parti de l'envolée des prix des matières premières à la faveur de la reprise de la demande post-pandémie, une hausse qui s'est encore accentuée ces dernières semaines avec la crise ukrainienne.

L'an dernier, le groupe norvégien a vendu son aluminium en moyenne 37,5% plus cher qu'en 2020, à 2.317 dollars la tonne. Sa production a parallèlement augmenté de plus de 7%, à 2,24 millions de tonnes.

Son bénéfice a été multiplié par 6,6, à 12,2 milliards de couronnes, pour un chiffre d'affaires en hausse de 26%, à 153,2 milliards.

Norsk Hydro a également fortement augmenté sa production de bauxite et d'alumine --composant essentiel de l'aluminium tiré de la bauxite-- l'an passé.

Dans son rapport, l'entreprise impute ses performances "à de fortes ventes sur des marchés de l'aluminium historiquement vigoureux et à des progrès solides dans notre programme d'effectivité".

Sur l'ensemble de la décennie, elle table sur une croissance annuelle d'environ 4% de la demande mondiale d'aluminium, métal léger et recyclable, des caractéristiques qui lui confèrent des atouts dans la transition énergétique, notamment dans l'automobile et le bâtiment.

Si, grâce à ses actifs hydroélectriques en Norvège, Norsk Hydro a bénéficié de l'envolée des prix de l'énergie, il en pâtit aussi à certains égards: le renchérissement du gaz naturel a entraîné des réductions de production dans plusieurs usines en Europe, dont une des siennes en Slovaquie.

Par ailleurs, sa fonderie au Brésil, Albras, a dû cesser son activité le 19 février en raison de problèmes internes de distribution électrique. Le redémarrage devrait être enclenché au début du deuxième trimestre avant un retour à la normale à la fin de l'année.

Malgré la promesse de gros dividendes au titre de l'année 2021 (5,4 couronnes par action), le titre abandonnait 0,98% en début de matinée sur un marché en baisse de 0,37%.

© 2022AFP