Ses ventes se sont accrues de 13% en monnaies locales par rapport au premier trimestre l'an passé, et de 7,8% une fois converties en francs suisses à 980 millions de francs (952 millions d'euros), indique le groupe qui fabrique des douches, toilettes et équipements de salle de bain dans un communiqué.
Cette progression se situe "significativement au-dessus de ses niveaux normaux", a précisé le groupe dans le communiqué, expliquant que la hausse des prix a contribué à "environ la moitié" de cette croissance, même si les volumes ont évolué favorablement grâce à la forte demande dans le bâtiment.
Hors effets de changes, les coûts des matériaux ont bondi de 24% par rapport au premier trimestre l'an passé, détaille le groupe qui a également évoqué une forte progression des prix de l'énergie et des coûts des transports.
Malgré ces hausses de prix, sa marge brute d'exploitation a reculé, se repliant à 30,9% contre 34,6% un an plus tôt et son bénéfice net a diminué de 5,3% à 220,1 millions de francs.
Ce chiffre dépasse néanmoins les prévisions des analystes interrogés par l'agence suisse AWP qui tablaient en moyenne sur 210 millions de bénéfice pour 933 millions de chiffre d'affaires.
Pour le reste de l'exercice, Geberit s'est de nouveau abstenu de fournir des prévisions chiffrées, invoquant notamment les incertitudes au niveau géopolitique.
"La demande dans le secteur de la construction reste forte", a soupesé le groupe dans le communique.
Mais les risques pour les chaînes d'approvisionnement ont considérablement augmenté depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, ce qui a conduit à de nouvelles hausses rapides de coûts des matériaux", a-t-il ajouté.
Le groupe s'attend à ce que les prix augmente de 10% par rapport à leur niveau du deuxième trimestre l'an passé et a prévenu qu'il devra de nouveau augmenter ses tarifs vers le milieu de l'année afin de compenser cette inflation sans précédent de ses coûts.
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