Il ne figure dans aucun reporting détaillé, ne fait l’objet d’aucune ligne d’analyse dédiée et pourtant, il s’accumule avec une régularité implacable sur les chantiers : du carburant consommé sans produire de valeur. Dans le tumulte maîtrisé des grandes opérations d’infrastructures, cette réalité se dissout dans une infinité de micro-situations : attentes moteur allumé, ralentissements imperceptibles, déséquilibres dans les flux, circuits légèrement décalés mais répétés à grande échelle. Individuellement négligeables, ces phénomènes deviennent structurels lorsqu’ils sont agrégés.