L'activité travaux (plus de trois quarts de ses revenus) a dépassé le niveau de 2019, tandis que du côté des concessions autoroutières, le trafic, d'abord affecté par les confinements début 2021, rebondissait "fortement" au second semestre, explique le groupe.
A 777 millions d'euros, Eiffage double ainsi son bénéfice par rapport à 2020. C'est aussi une hausse de 7,2% par rapport à 2019.
Son chiffre d'affaires s'élève à 18,72 milliards d'euros, soit +14,7% et +3,2% respectivement par rapport à 2020 et 2019.
La branche Infrastructures est particulièrement dynamique (6,84 milliards d'euros de chiffre d'affaires), notamment en France où elle a été portée par les projets du Grand Paris Express et d'un parc éolien offshore au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
Eiffage a profité à l'international du dynamisme du marché des infrastructures de transport en Allemagne et de la montée en puissance de la LGV HS2 au Royaume-Uni.
Le groupe se dit "confiant" pour la suite, anticipant "une nouvelle augmentation des résultats en 2022" côté travaux comme côté concessions, notamment grâce à un bon renouvellement de son carnet de commandes, incluant plusieurs contrats pluriannuels.
Le carnet de commandes des Travaux atteint ainsi 16,3 milliards d'euros, soit +1% par rapport à 2020, année au cours de laquelle plusieurs commandes importantes avaient été enregistrées (A79 en France, HS2 au Royaume-Uni, A3 en Allemagne), note Eiffage.
Au-delà de 2022, le groupe insiste sur son positionnement sur des métiers liés à la transition écologique, ce qui lui "confère une excellente visibilité", dit-il, citant des succès récents comme le contrat pluriannuel de l'éclairage public de la ville de Paris (10 ans).