Le chantier concerne seulement le sommet de la tour Saint-Michel, monument historique caractéristique du gothique flamboyant, qui culmine à 114 mètres et qui était sujet à des effritements ayant entraîné sa fermeture au public en novembre 2021.
Depuis lundi, quatre camions par jour acheminent au pied de la tour la charpente en métal de 450 tonnes qui doit être terminée en janvier 2023, afin de permettre la mise en place de l'échafaudage complet prévu pour juin 2023.
Au total 700 tonnes de métal vont entourer la flèche, consolidées par des micropieux et des massifs de fondation installés dans le sol.
Le coût de cet échafaudage représente environ "les deux-tiers" du coût total de ce chantier de 11,6 millions d'euros selon Guillaume Piffeteau, de l'entreprise LV Tech, en charge du montage de la structure.
"C'est un chantier colossal qui va faire date", a déclaré Dimitri Boutleux, adjoint au maire chargé de la création et des expressions culturelles. Il s'agit, selon lui, d'une opération "prioritaire" pour la ville de Bordeaux, soutenue financièrement par l'Etat et la Région Nouvelle-Aquitaine.
De premières fissures étaient apparues sur la flèche, construite entre le XIVe et le XVIIe siècle, "suite à la tempête Martin en décembre 1999", a expliqué Patrick Della Libera, chargé de patrimoine à la mairie de Bordeaux.
Ce chantier, qui doit prendre fin en novembre 2025, doit redonner une santé pour "50 ou 100 ans" à la flèche Saint-Michel, a souligné encore Dimitri Boutleux.