Entre le 24 et le 28 juin, la France a connu l’épisode caniculaire le plus intense jamais enregistré depuis le début des mesures météorologiques. Saintes a atteint 43,8°C, Saumur 44,1°C, et Paris a dépassé les 40°C deux jours consécutifs. Mais c’est la nuit qui a le plus marqué les esprits : dans la capitale, le mercure n’est descendu que jusqu’à 29,5°C le 26 juin, un niveau inédit à cette latitude. Après plusieurs journées entières à accumuler la chaleur, les façades, les murs, les toitures et le bitume continuent de la restituer tout au long de la nuit, empêchant les logements de retrouver une température supportable. Face à des épisodes caniculaires plus précoces, plus fréquents et plus intenses, la rénovation des copropriétés ne répond plus seulement à un objectif d’économies d’énergie. Elle devient un enjeu majeur de confort, de santé et d’adaptation du parc immobilier au changement climatique.